Sylvaine Pascual - Publié dans: Objectifs, décisions et solutions / Connaissance de soi


Chaque jour a son lot de petites réussites qui nous donnent envie de faire des bonds, et de grandes emmerdes qui nous donnent envie d'écrire un post qui se termine par le désormais célebrissime VDM. Mais au fond, autant nous pouvons donner spontanément un paquet de situations qui transfomeraient une journée lambda en principe de l'emmerdement maximum, autant la journée idéale, c'est quoi?
Identifier sa journée idéale et comparer avec notre quotidien peut nous permettre de voir quelles sont les actions à mettre en oeuvre pour nous en rapprocher un peu plus, beaucoup plus, pour tendre vers cette vie à laquelle nous aspirons, pour commencer à agir et faire un pas dans la direction de nos rêves..

  Imaginez votre journée idéale:

Où êtes-vous?
Que faites-vous?
Avec qui?
Comment se déroule votre journée?

Qu'est-ce que ça vous dit sur vous-même?
Quels objectifs allez-vous vous fixer pour vous rapprocher de cette journée idéale?
Quelle est la première étape?




Voir aussi:

Et vous, où aimeriez-vous vous réveiller?
Objectifs: la part du rêve
Simplifier, simplifier!
Carrière: le désir de reconversion
Faire quelque chose pour soi: parce que nous le valons tous!
Les valeurs: l'énergie renouvelable de la motivation
Des solutions simples pour améliorer le quotidien au travail

Les dossiers d'Ithaque: Le plein de vitamines mentales
Les dossiers d'Ithaque: Objectifs, décisions et solutions
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Sylvaine Pascual - Publié dans: Objectifs, décisions et solutions   / C'est quoi le coaching?

 

 

Les objectifs, en coaching, c'est un peu comme le carburant de votre belle bagnole: sans lui, on ne va nulle part. Pour filer la métaphore pétrolière jusqu'au bout, l'objetif SMART, c'est le SP98 du coaching: encore mieux!
Tout coach dégaine son attirail à vérifier les objectifs dès le début d'une mission, et bien entendu plus vite que son ombre.

 

 

Evidemment, le sujet fleure bon la technique managériale, et j'en vois déjà qui soulèvent un sourcil soupçonneux,mais, laissons de côté la gestion de projet et autres indicateurs de performance, car il ne s'agit  nullement ici d'aller fixer des objectifs aux autres, mais bien de se fixer des objectifs pour soi, en fonction de ce que nous voulons.

 

L'idée derrière le fait de se fixer des objectifs est tout simplement de sortir du simple souhait, de la chimère, et d'ancrer nos envies dans le concret en les posant clairement. Le rendre SMART permet tout simplement d'éviter des formulations qui sont autant d'impasses.

 

Voici donc une version de l'objectif SMART, il en existe d'autres.


Spécifique

Les objectifs vagues ont une facheuse tendance à se transformer en itinéraires introuvables dans le brouillard. Permettez-moi à ce sujet de vous renvoyer vers l'image alimentaire sur le sujet,  si fréquente dans ce blog
Je veux améliorer ma confiance en moi: dans quel domaine? Pour faire quoi?

Je veux gagner plus d'argent: combien, exactement?


Mesurable

Etapes à franchir, critères de réussite, il est important de pouvoir identifier les éléments qui permettront de déterminer dans quelle mesure nous avançons vers cet objectif, de constater qu'il est atteint.

Sans point de repère, il est peu évident de trouver l'itinéraire! Et si le GPS nous habitue au contraire, mettons-nous dans la tête qu'il n'y a pas de GPS à objectif personnel.


Acceptable

De nombreuses versions de l'objectif SMART mettent "atteignable" sur le A, qui, à mes yeux, est furieusement proche de la lettre suivante R pour réaliste. Aussi je lui préfère cette version, car j'estime qu'il est indispensable qu'un objectif soit éthique, légal, moral, non manipulateur etc. 
Ainsi, en tant que coach, je refuse de travailler sur des objectifs tels que "je veux changer ma femme", "Je veux savoir clouer le bec à mes collègues en réunion" ou encore "je veux faire croire faire croire à cet homme/cette femme que je suis la perle rare" (les 3 sont des exemples véridiques). De même que les solutions doivent êtres éthiques, les objectifs aussi!

L'objectif est acceptable quand il préserve donc les intérêts de toutes les parties concernées par sa réalisation.

Et disons-le, que celui qui choisit des objectifs non éthiques évite de gémir quand les objectifs non éthiques des autres lui exploseront à la figure!


Réaliste

Un objectif gagne à être ambitieux ce qu'il perd à être irréaliste. Avant de vous convaincre vous-même que vous aller escalader l'Anapurna l'été prochain ou d'inventer la téléportation pour Pâques, mesurez bien votre capacité à mener à bien ce projet, en fonction des ressources dont vous disposez et de celles que vous allez développer.

Un objectif trop ambitieux peut vite devenir effrayant: il faut être St Georges pour tuer un dragon!

A chacun de déterminer le degré d'ambition qui lui convient, et la limite au delà de laquelle l'objectif devient une épreuve insurmontable plus génératrice de stress et de procrastination  que de motivation.


Tenu dans le temps:

sans échéance, un objectif  n'existe pas. C'est un peu le "il faut absolument qu'on mange ensemble" qui découle rarement sur du concret. Sortir son agenda et fixer une date, ça marche mieux...

Fixez un délai suffisamment long pour éviter une pression inutile et suffisamment court pour qu'il ne soit pas dilué dans le temps. Je veux trier ma paperasse d'ici décembre 2012 a fort peu de chance de vous motiver à vous y mettre...


Exemples d'objectifs SMART:


Je veux

  • Publier trois articles par semaine sur mon blog
  • Lire deux livres par mois
  • Elaborer un système de rangement de mes papiers personnels d'ici la fin du mois 
  • Réduire mes dépenses de 10% l'année prochaine
  • Trouver le métier dans lequel me reconvertir d'ici juin
  • Me libérer 1h, 2 fois par semaine, rien que pour moi
  • Devenir un manager plus à l'écoute
  • Déléguer les tâches énergivores qui peuvent être faites par quelqu'un d'autre dans les 3 mois
  • Entreprendre une formation en gestion en septembre de l'année prochaine
  • Trouver une activité agréable à faire avec mon conjoint/mes enfants/ mon ami Pierre les samedi après-midi
  • ...

 

Et vous, vous fixez-vous des objectifs?

Qu'est-ce qui vous en empêche?

Et si vous deviez en fixer un seul, un onjectif significatif, porteur de sens, ce serait quoi?

 

Voir aussi:

 

Faire quelque chose pour soi: parce que nous le valons tous! 

Définir son objectif : un élément crucial du coaching 

En finir avec les bonnes résolutions! 

 

Les dossiers d'Ithaque: C'est quoi le coaching? 

Les dossiers d'Ithaque: objectifs, décisions et solutions 

 

 


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Related Posts with ThumbnailsSylvaine Pascual - 25 novembre 2009 - Publié dans: Entretenir des relations saines / Mieux communiquer / Objectifs, décisions et solutions



Rappel rapide: le paradoxe d'Abilene, c'est quand plusieurs personnes prennent une décision d'un commun accord alors qu'aucune ne la trouve appropriée. Avant qu'au regard des conséquences de la mauvaise décision nos relations virent au règlement de compte, intéressons-nous à cette dynamique dysfonctionnelle, comment elle se met en place et comment l'éviter.

  

C'est par où, Abilene?

Le mécanisme:
a- Chacun a une idée précise de la décision adéquate ainsi qu'une idée claire de l'invalidité de la solution proposée.
b- Par peur d'être jugé, ostracisé, rejeté, par désir de plaire, aucun ne  parvient à exprimer ce qu'il pense réellement.
c- Chacun reçoit une version fausse de la pensée collective et réagit à cette version erronée.
d- La décision prise en fonction de ce type de désinformation est contraire à ce que chacun veut.

Pas besoin d'un bac + 18 en psychologie pour entrevoir le côté résolument contreproductif de ce type de situation et les conséquences sur les relations!


L'inaptitude à se mettre d'accord

En d'autres termes, c'est l'inaptitude à se mettre d'accord qui est en cause: par peur du conflit, du jugement, de perdre la face, de se faire remarquer, chacun préfère remettre ses doutes ou ses alternatives dans sa poche avec son mouchoir par-dessus et adopter une mauvaise décision qui ne résoud pas la situation et génère des tensions. De là à rejeter ensuite la responsabilité de la mauvaise décision sur les autres, il n'y a qu'un pas qu'on franchit sans mollir, dans une sorte de version absurde de la relation victime / persécuteur

A l'intérieur de ce paradoxe, ce sont nos propres mécanismes relationnels qui se dévoilent, avec leurs conséquences négatives potentielles pour tout le groupe ainsi que leurs contradictions.
Ainsi, il est plus facile d'accepter une mauvaise décision et ses conséquences que d'agir en fonction de ses valeurs et de ses convictions. Car alors, on risque (croit-on, puisque les autres ne sont pas d'accord non plus, vous suivez?) de passer pour l'empêcheur de décider en rond, le trouble-fête, le pisse-vinaigre, celui qui doit être viré etc...

Et ce sont bien ces peurs, liées au besoin d'appartenance, qui sont au coeur de nos difficultés à être nous-mêmes, à agir selon nos principes, à dire ce que nous pensons. Elles régissent nos relations et notre façon de communiquer. Le conformisme naît de ce principe: la perte d'individualité au profit de l'appartenance à un groupe.


Eviter le piège de la route d'Abilene

Si absurde que paraisse ce type de situation, il se produit fréquemment dans les organisations humaines, du couple à la multinationale, en passant par les associations, les gouvernements ou les groupes d'amis parce que les enjeux paraissent élevés: personne n'a envie de perdre son job pour avoir contrdit le parton ou de passer pour l'emmerdeur au sein de son groupe de potes.
Car s'exprimer, ce serait prendre le risque d'être exclu du groupe. Pourtant, le remède est pire que le mal dans la mesure ou chacun se retrouve isolé avec son opinion personnelle qu'il/elle ne parvient pas à exprimer. Le paradoxe à l'intérieur du paradoxe, en somme.

1- Responsabilité partagée
La première condition pour sortir du paradoxe est que chacun accepte sa part de responsabilité dans une prise de décision foireuse: il n'y a pas de persécuteur sans victime qui se laisse victimiser, chacun, l'air de rien, accepte le voyage au Kansas en faisant semblant de croire qu'il va y trouver le magicien d'Oz. Quand on se retrouve coincé dans ce paradoxe,cChercher un bouc-émissaire est donc à peu près aussi utile que de déterminer qui de la poule ou de l'oeuf...

2- Objectiver l'évaluation des risques
La seconde est de discerner les risques réels qu'on prend à exprimer son opinion. Ils sont en général bien moindre que ce que nous imaginons, d'autant que nous ne sommes pas seuls à voir l'ineptie de la solution proposée.

3- Exprimer son opinion
Le véritable altruisme ici, n'est sûrement pas d'aller dans le sens d'une mauvaise décision. Pour sortir du paradoxe, ou éviter d'y plonger pieds et poings liés, il est indispensable que quelqu'un s'exprime. Nous pouvons toujours espérer qu'un autre le fasse pour nous. Nous pouvons aussi agir.
Pour être capable d'exprimer son opinion, il est sans doute nécessaire d'avoir une
estime de soi suffisamment solide pour ne pas craindre d'être mis à l'écart, et de disposer d'outils comme la communication assertive ou non violente pour exprimer nos propos en douceur. Et si nous sommes le supérieur hiérarchique, celui dont la réaction peut faire peur, appreonons à recevoir une critique avec grâce de façon à ouvrir les portes aux objections.

Dans quelle mesure vous arrive-t-il de faire des propositions qui ne vous conviennent pas?
Dans quelle mesure vous arrive-t-il d'accepter des décisions qui ne vous conviennent pas?
Qu'est-ce qui vous empêche d'exprimer ce que vous pensez réellement?
De quoi avez-vous besoin pour pouvoir vous exprimez en fonction de vos valeurs et de vos convictions?


Face à une décision commune qui ne vous convient pas:
Qu'est-ce qui vous empêche d'exprimer votre opinion?
Quelles sont vos craintes?
Dans quelle mesure vous exprimer changerait-il le cours des choses?
Que gagnez-vous à ne pas vous exprimer?
Qu'est-ce que ça vous coûte?
De quoi avez-vous besoin pour pouvoir vous exprimer?
Comment l'obtenir?


Voir aussi:

Bien-être et estime de soi
Entretenir des relations saines
Vie professionnelle

Les relations difficiles: le triangle de Karpman
Mieux communiquer: les demandes assertives
Répondre à son besoin d'appartenance sociale
Recevoir une critique avec grâce et dignité
A cache-cache avec soi-même: quand l'action contredit la pensée

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