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Le rêve vise un bénéfice


Evidemment, quand on voit des jeunes qui aspirent à être mannequin ou footballeur, on se demande dans quelle mesure nos rêves ne sont pas de dangereuses routes vers la déception.

Cependant, nous avons parfois tendance à torpiller le rêve lui-même, alors que  le problème réside bien davantage  dans ce que nous cherchons réellement à obtenir à travers lui, et dont le rêve n'est que l'indicateur.


Ce rêve-là est le mien. Et vous, de quoi vos rêves sont-ils faits?



Ainsi, dans le cas de personnes rêvant de gagner la StarAc pour devenir Michael Jackson à la place de Michael Jackson, peut-être s'agit-il de compenser le fait qu'elles ont du mal à s'accorder le premier rôle de leur propre vie, comme le soulignait un auteur américain dont j'ai oublié le nom, si quelqu'un le retrouve, faites-moi signe;)


Les bénéfices de l'objectif


Car en réalité, ça n'est pas un objectif que nous cherchons à atteindre, mais les bénéfices de cet objectif, et les bénéfices que cherchent une partie de ceux qui rêvent de gagner la StarAc, ça n'est peut-être pas tant de chanter que "d'être connu". Il ne s'agit donc plus de vivre une passion  mais bien de nourrir, indirectement et de façon illusoire, un besoin de reconnaissance qui crie famine. Ou quand le rêve devient un voile pudique jeté sur des insatisfactions bien humaines, en quelque sorte.

Faut-il pour autant ranger soigneusement nos rêves estampillés irréalistes et puérils dans nos poches avec notre mouchoir par-dessus, afin d'être pragmatiques, performants, adultes? Je reformule: faut-il pour autant devenir des adultes et sinistres déconnectés de leurs aspirations mais prêts à rentrer dans tous les moules qui nous sont imposés?

Sûrement pas. 
Faut pas rêver nous dit-on. Et pourtant, en bout de ligne, nos rêves visent le plaisir, le bien-être, ils sont révélateurs de nos sources de motivation, de nos valeurs, de ce qui nous anime et nous fait vibrer. D'accord, ces aspirations paraissent parfois un peu trop ambitieuses, un peu irréalistes, un peu exagérées. Cependant, si personne n'avait de grandes aspirations, on vivrait encore dans des cavernes, hein, ma bonne dame. Ce sont nos rêves qui nous motivent et nous poussent à aller plus loin, à nous dépasser, à réaliser toutes sortes d'exploits.
Ainsi je connais un pilote de ligne qui a quitté l'école sans le bac à 17 ans, mais avec la ferme intention de devenir pilote et d'intégrer Air France. Et il l'a fait. A qui le tour?


Auto coaching: Mettre une part de rêve dans nos objectifs

Evidemment, il n'est pas nécessairement question d'accoucher d'entreprises pharaoniques ou de devenir président de la World Company.  Il s'agit tout simplement de s'autoriser le rêve pour reconnecter avec ce qui nous anime, pour construire une réalité au delà de nos espérances plutôt qu'en deçà.

Que vous ayez rêvé de sauver une galaxie très lointaine, d'ouvrir une crêperie à Bora Bora, d'escalader le K2 sans oxygène ou encore de posséder un bungalow à Ouistreham, accordez-vous le droit à la part du rêve, n''hésitez pas à aller explorer vos rêves d'enfant ou d'adolescent autant que vos rêves d'adulte, y compris les plus farfelus, car au fond, ils ont tous du sens.
De quoi vos rêves sont-ils faits?
Que vous disent-ils sur vous-même?
A quoi aspirez-vous au plus profond de vous-même?
Que révèlent-ils sur vous-même en termes de valeurs, de sources de motivation, de ce qui vous fait vibrer?
Quels objectifs pouvez-vous mettre en place à court, moyen et long terme pour vivre davantage en cohérence avec vos aspirations profondes?

Quand vous fixez un objectif:
A quelle part de rêve correspond-il?
Quelle part de rêve active-t-il?
Si vous vous laissez aller à rêver que vous l'avez atteint à 100%: que se passe-t-il?


Voir aussi:
Définir son objectif : un élément crucial du coaching
Les valeurs: l'énergie renouvelable de la motivation
Défi été 2009: sortir de sa zone de confort
Efficacité professionnelle et émotions
(Re-)Donner du sens à sa vie professionnelle




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Commentaires

Bonjour Sylvaine,
Les rêves, c'est un peu les objectifs idéalisés..
Ce que j'aime dans les rêves, c'est de pouvoir mesurer chaque jour le chemin parcouru dans leur réalisation, parce qu'y penser souvent amène forcément des progrès, même si au bout du compte,on n'arrive pas là où on avait décidé au début.
Le rêve, c'est un "moteur"
Belle après-midi à toi :)
Commentaire n°1 posté par wizzil le 27/07/2009 à 13h28
Mesurer chaque jour le chemin parcouru... très judicieux! C'est une excellente manière de reconnaître ses accomplissements et d'augmenter l'estime de soi, qui se transforme en moteur pour aller plus loin.
Réponse de Sylvaine Pascual le 04/08/2009 à 12h23
Je voudrais rebondir sur la notion de bénéfice, qui est indispensable lors de l'établissement d'un objectif. La motivation et les chances d'atteindre l'objectif sont directement liés aux bénéfices anticipés.
Ces bénéfices doivent être exprimés clairement et précisément, sans quoi on peut très facilement passer à côté de l'objectif réel.
Si les jeunes qui espèrent remporter une émission de télévision dans le but de devenir célèbres, veulent en réalité être aimés, on ne comble sûrement pas le besoin d'amour de cette manière-là. Ca n'est qu'un exemple mais il montre bien l'importance de l'identification des bénéfices, parce que si ce même jeune ne plaît pas au public et est éliminé rapidement, il risque d'associer cet échec au fait de ne pas être digne de l'amour qu'il recherche.
C'est pour cela que je pense qu'il faut se faire accompagner lorsqu'on a un projet de grande envergure, pour éviter de prendre les mauvaises décisions.
Je suis coach PNL et j'utilise beaucoup la visualisation pour explorer les bénéfices d'un objectif pour le valider, ce qui revient à s'autoriser à rêver son objectif. Certains clients en résistance ont parfois un peu de mal au début, mais assez vite ça leur plait beaucoup.
Commentaire n°2 posté par EFontaine le 27/07/2009 à 16h10
Je te rejoins, l'utilisation de la visualisation est très efficace pour explorer des bénéfices auxquels on aurait pas nécessairement pensé au premier abord, et il m'arrive aussi de l'utiliser, en particulier quand je ressens le besoin de vérifier s'il s'agit d'un objectif paravent, un objectif qui en cache un autre (comme l'exemple célébrité/amour).
Il est important dans notre pratique de vérifier ses bénéfices pour ne pas s'engager avec son client sur la voie d'un objectif non écologique.
Réponse de Sylvaine Pascual le 04/08/2009 à 12h27
Bonsoir, c'est un peu déroutant de lire cet article car mes rêves me permettent de m'évader mais ne constituent ps ce à quoi j'aspire. Ils sont deux paramètres bien différents qui n'ont pas le même pouvoir ni la même vocation. Qui comprend et éprouve la même chose? Bonne réflexion.
Commentaire n°3 posté par pascaline le 27/07/2009 à 21h04

Hmmm, peut-être me suis-je mal expliquée. Il y a des rêves qui sont directement représentatifs de ce à quoi nous aspirons (genre je rêve d'une maison dans la garrigue avec vue sur le Canigou), et des rêves parfois totalement délirants, mais qui au fond sont révélateurs de valuers, de moteurs, d'aspirations importantes, genre quand j'avais 12 ans je rêvais d'être Luke Skywalker. Est-ce que ce sont des seconds que tu parles? Car ceux-là sont tout aussi pleins d'enseignements que les premiers, à mes yeux, même si les messages sont moins directs.
Ou bien parles-tu de ces moments de rêverie, où nous laissons notre esprit divaguer tout son saoul? Auquel cas effectivement, je te rejoins totalement, la fonction n'est pas du tout la même. D'ailleurs, j'ai un article en magasin sur le sujet, qui devrait paraître d'ici 15 jours

Réponse de Sylvaine Pascual le 04/08/2009 à 17h44
Il fut une époque où; pour moi; le rêve était le seul myen d'être libre, de ne pas m'institutionnaliser. Alors j'ai continué mes rêves, ils sont mon seul espace de liberté totale, ma respiration, et ma bouée de sauvetage. J'ai été élevé en maison de correction, ceci explique cela. Sans doute. Peut-être. Même quand je marche dans la rue, je rêve, je passe à côté, j'ai toujours été le passant d'à côté, mais je ne le regrette pas, je ne suis pas asocial, juste rêveur et en vie. A côté du monde réel, très à côté et les pieds dessus malgré tout. Voilà un début d'explication, lorsque je me faisais "tabasser" je continuais mon rêve, je ne sentais pas grand chose, j'échappais au contrôle.

Bises Darling, cet article sur le rêve a fait remonter bien des souvenirs mais c'est un bien, je ne dois jamais oublier où j'ai grandi, là où j'ai connu la part sombre de la nature humaine pour mieux voir aujourd'hui le bleu du ciel. Merci pour ton article.
Commentaire n°4 posté par Mr Hilare le 28/07/2009 à 06h21
Le rêve a bien des vertus, et tu l'as mis à ton service pour faire face à une situation difficile. Ce qui me plaît énormément dans un témoignage comme celui-ci, c'est qu'il montre une fois de plus combien notre capacité de créativité et d'inventivité est gigantesque quand il s'agit de se préserver d'une situation qui menace notre intégrité physique ou morale.
Et si nous ouvrions les yeux tout grands et parvenions à prendre conscience de ce potentiel, imaginez ce que nous arriverions à faire!
Merci Ridge Darling:)
Réponse de Sylvaine Pascual le 04/08/2009 à 17h47
Eh bien mon rêve c'est de devenir écrivain ; mais j'avoue, je ne me donne plus à fond dedans... Est-ce parce qu'inconsciemment je me dis qu'un rêve n'est qu'un rêve ?
Commentaire n°5 posté par MADmoiselle le 28/07/2009 à 10h09
Je te retourne la question: est-ce que c'est ce que tu penses?
Si c'est ce que tu penses, qu'est-ce qui t'a motivée à envoyer ton manuscrit à un paquet de maisons d'édition?
Réponse de Sylvaine Pascual le 04/08/2009 à 17h48
Je ne pense pas Madmoiselle, un rêve c'est surtout de l'espoir, si on y croit fort , on y arrive, persévère même si la route est longue, et quand bien même tu n'y arriverais pas, tu auras écrit, c'est cela être écrivain pas spécialement être publié, il faut(enfin c'est juste mon idée) écrire pour soi et ensuite pour les autres, (NB: si c'est publié tant mieux). Rimbaud n'a pas lu ses oeuvres publiées, je parle des oeuvres complètes, il a écrit et ensuite a fait autre chose et on en parle encore aujourd'hui...
Commentaire n°6 posté par Mr Hilare le 28/07/2009 à 10h17
Je suis assez d'accord avec ce début de définition. Sans rêves, sans aspirations, nous n'aurions plus qu'à nous asseoir et attendre la grande faucheuse.
Or, il me semble que quelqu'un qui écrit n'est pas dans cette situation, et que la plubication, c'est la cerise sur le gâteau.


Réponse de Sylvaine Pascual le 04/08/2009 à 17h51
Nan, si, j'y crois tout de même, mais parfois la croyance en mon rêve est en baisse.
Commentaire n°7 posté par MADmoiselle le 04/08/2009 à 18h09

Les hauts et les bas, ça arrive ;)
Tant qu'ils sont plus colinettes que montagnes Russes, tout va bien!

Réponse de Sylvaine Pascual le 09/08/2009 à 08h29

 

 

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